Série: La porte de Jaffa

« Entrée de Jérusalem par la porte de Jaffa. — Jérusalem ! Jérusalem ! Les syllabes de ce nom possèdent le mystérieux pouvoir d’évoquer l’incomparable souvenir ! Devant nous, dans l’ombre un peu triste des coupoles et des tours, se déroule le chemin glorieux où les trompettes chrétiennes ont sonné jadis la délivrance des Lieux Saints. Ces temps sont abolis : ce n’est plus l’épée, mais le chapelet à la main qu’on aborde aujourd’hui ce temple des temples qu’est Jérusalem. C’est à pas pieux que nous avançons vers la cité sainte, au milieu des groupes nombreux et disparates. En avant de la porte règne une plate-forme toujours encombrée par les allées et venues des ânes et des chameaux. Autrefois, la porte de Jaffa était fermée au coucher du soleil, et les voyageurs attardés passaient la nuit en ce lieu. — Tantôt on l’appelle porte de Jaffa ou de Beit-Lehem, tantôt porte d’Hébron ou Bab-el-Khalil (porte du Bien-Aimé de Dieu). La rue qui débouche de la porte de Jaffa donne bien la physionomie de ce quartier encombré de toutes sortes de marchandises. Elle est bordée dans toute sa longueur de nombreuses boutiques où éclatent les enseignes les plus diverses et les plus inattendues. » (Album de Terre Sainte, Paris, Maison de la Bonne Presse, janvier 1896).

(401) Porte de Jaffa : côté est

Circulation de piétons dans une rue.

(402) Porte de Jaffa : côté ouest

Circulation de piétons dans une rue.