Série: La mer de glace

« La Mer de Glace.- Traversée du glacier. La traversée de la mer de Glace ou de tout autre glacier n’est pas sans dangers, mais les périls qu’on y court sont largement compensés par la nouveauté, l’étrangeté et aussi la beauté du spectacle. À chaque pas que l’on fait, c’est une surprise et une émotion nouvelles. C’est, ici, le bruit sourd d’un torrent souterrain qui remonte et vient frapper l’oreille, comme pour rappeler au touriste qu’un seul moment de distraction le précipiterait dans un abîme sans fond. C’est, plus loin, un pan de moraine qui s’éboule, la sourde détonation d’une crevasse qui se forme. Et les gouilles perfides et les ponts de neige plus perfides encore ! Et les crevasses profondes souvent de plus de trois cents mètres, devant lesquelles le pied hésite, mais dont on ne se lasse pas d’admirer les teintes si pures qui passent du bleu le plus tendre à l’indigo le plus foncé ! Mais ce qui, par-dessus tout, impressionne, ce qui laisse les plus durables souvenirs, c’est l’infinie variété du paysage, cette succession d’horizons souvent splendides et de solitudes affreuses, silencieuses comme la mort. » (Le Panorama, Paris, L. Baschet / L. Henry May, s.d. [1895-1900]).

Trois autres vues non cataloguées ont été prise au même moment.

(1206) Chamonix : la mer de glace. Montée

“Ces deux vues [cf. n° 814 et 815] représentent des touristes escaladant les séracs de la mer de glace.”

(1207) Chamonix : la mer de glace. Descente

“Ces deux vues [cf. n° 814 et 815] représentent des touristes escaladant les séracs de la mer de glace.”