Série: La ligne de Cauterets

« Je parcours enfin la ligne de Pierrefite à Cauterets. On en sait toutes les audaces, en même temps que la sévère beauté. Une voiture d’abord, un âne ensuite, me conduisent devant le cirque de Gavarnie et ses cascades. » (Félix Mesguich, Tours de manivelle, Paris, Grasset, 1933, p. 30).

« Les voies ferrées pittoresques. — De Pierrefite à Cauterets – On va prochainement inaugurer un petit chemin de fer à traction électrique qui relie Pierrefite à Cauterets : c’est un des plus audacieux de ces tramways montagnards qui se multiplient depuis quelques années dans les hautes vallées des Pyrénées et des Alpes. La ligne nouvelle fait partie d’un réseau qui comprend deux autres sections : celle de Cauterets à La Raillère, inaugurée en août 1897, et celle de Pierrefitte à Luz, en construction. La route de Pierrefitte à Cauterets route nationale n° 21, qui remonte la vallée étroite et profonde du Gave de Cauterets, est une des curiosités des Pyrénées, à la fois par sa hardiesse et par l’admirable panorama qui se déroule sous les yeux du voyageur. Le chemin de fer est plus hardi encore et la vue est tout aussi belle. Par la route on mettait deux heures en omnibus pour un parcours de 10 kilomètres. Par la voie ferrée, plus longue de 1 200 mètres, on ne met plus que trente-cinq minutes pour atteindre Cauterets. La voie, parallèle à la route, comprend, comme travaux d’art, un pont-viaduc de 47 mètres sur le Gave de Cauterets au lieu dit Meyabat, un tunnel de 210 mètres longeant la vallée de Pierrefitte, et des terrassements importants à flanc de coteau, dans les schistes. La ligne, reliée très simplement et très pratiquement à la gare des Chemins de fer du Midi à Pierrefitte-Nestalas, aboutit au terminus de Cauterets, où une station, élégante dans sa simplicité, a été construite à l’altitude de 910 mètres. […]. » (L’Illustration, Paris, n° 2896, 27 août 1898, p. 137).

(1210) Panorama de la ligne de Cauterets, I

Panorama d’une voie ferrée à flanc de montagne.