Série: Voyage du président Émile Loubet à Nice et à Toulon

« Le président de la République à Nice et à Toulon. — La première journée des fêtes de Nice et de Toulon a été consacrée à différentes visites présidentielles. Les deux “clous” du programme consistèrent dans la présentation au président du nouveau drapeau des alpins, que ceux-ci avaient reçu le matin même, et dans la visite de M. Loubet au concours international de gymnastique qui avait lieu sur la place d’armes. Les dix mille gymnastes réunis là ont exécutés d’étonnants et parfaits mouvement d’ensemble. La seconde journée du voyage présidentiel fut encore consacrée à Nice. Le matin, après la montée au cimetière du château, où est enterré Gambetta, le président visita le Môle, les travaux du nouveau port, et les hôpitaux civils et militaires. Au cours de l’après-midi, la banalité des réceptions se déroula à la préfecture des Alpes-Maritimes… Deux visites de marque pourtant rompirent cette monotonie, celle du prince Boris de Russie, et celle du prince de Bulgarie. […] C’est le 10 avril qui devait marquer l’apogée du voyage présidentiel. Ce jour-là, en effet, le président débarquait à deux heures de l’après-midi dans l’arsenal de Toulon, suivi une heure et demie plus tard par S. A. R. le duc de Gênes qui lui venait rendre visite. À 4 heures ≈ le président […] rendait visite au duc, et le soir, dans un dîner officiel, tous deux déclaraient “ amies ” l’Italie et la France. Et le choc des deux coupes contenant le traditionnel champagne a fait dans le monde diplomatique un vrai bruit de cloche. Le 11 avril au matin, S. A. R. le duc de Gênes, commandant en chef la flotte italienne, montait à bord du Saint-Louis où il était reçu par M. le vice-amiral de Maigret, commandant en chef l’escadre de la Méditerranée. À midi, M. Émile Loubet arrivait à bord du Lepanto, bâtiment battant pavillon de S. A. R. le duc de Gênes, où un déjeuner lui était offert. Après une visite à la Seyne et un banquet municipal, le président reprenait à 11 h et demi du soir le train pour Montélimar, où il est allé se reposer. Il n’est rentré à l’Elysée que mardi. » (La Vie illustrée, Paris, 19 avril 1901, p. 36-41).

D’autres vues non cataloguées complètent cette série de 22 tableaux annoncés dans L’Industriel forain, dont seulement 17 ont été retenus au catalogue.