Série: Danseuses cambodgiennes

« Le théâtre au Cambodge. — Les danses sont surtout une mimique spéciale employée dans les rôles muets, des marches lentes, avec séries de poses, des fleurs, des arbres, des bannières en main. Deux particularités les rendent originales : le balancement en arrière du pied, avant qu’il pose à terre, imitation curieuse et légère du même et lourd mouvement de l’éléphant ; un assouplissement des bras, allant jusqu’à la dislocation du coude et des phalanges des doigts, en permet le renversement et facilite des ondulations considérées comme le comble de la grâce. […] Les artistes dans une même troupe sont du même sexe, généralement des femmes contrairement à ce qui a lieu pour le théâtre chinois. […] Les costumes, très archaïques et très éclatants, rappellent ceux des personnages des bas-reliefs à Angkor. Au théâtre du roi Norodom à Phnômpénh, ils sont fort riches et très remarquables. » (Ch. Lemire, article illustré de clichés de Gabriel Veyre, Le Magasin pittoresque, Paris, 1er novembre 1900, p. 647).

(1293) Danseuses cambodgiennes du roi Norodom, I

Des danseuses exécutent une danse traditionnelle suivant les indications d’un maître de ballet.