Série: Les manœuvres en 1899

« La deuxième partie du spectacle comprend des projections cinématographiques qui nous initient, en quatre tableaux, à la vie des chasseurs alpins. Voici une alerte : toutes les issues du fort sont closes ; on entend, tout à coup, un appel de clairon et de tous les côtés, au pas de course, on voit dévaler les hardis soldats bouclant leurs sacs, passant leur vareuse, sans pour cela cesser de courir. Le second tableau nous les montre sur la neige, les pieds chaussés de larges raquettes qui ne les empêchent pas de glisser au bord des précipices profonds et perfides… Voici les grandes manœuvres : au bord d’un torrent écumant, le bataillon des chasseurs arrive au pas de course aux sons d’un marche entraînante. Avec une rapidité et une précision fantastiques, les mulets qui portent les canons sont déchargés, les pièces montées, prêtes à faire feu et l’on entend une décharge formidable, tandis que la batterie disparaît derrière un nuage de fumée. Enfin le dernier tableau représente le retour au fort : la musique entre la première, se range sur un côté, tandis que, devant le chef, les troupes défilent hardiment, sans avoir l’air de se ressentir de ces effrayantes marches en montagne. » (L’Exposition par l’image, [1900]).

Les chasseurs alpins ont fait l’objet de plusieurs autres vues non cataloguées.

(1242) Défilé, I

Passage de la fanfare du régiment puis de plusieurs sections de soldats.

(1243) Défilé, II. (suite)

Passage de plusieurs sections de soldats derrière leurs officiers.

(1245) Pliage des tentes

Les soldats se précipitent hors des tentes afin de les démonter et les plier.

(1246) Ouverture d’un chemin

Deux soldats donnent des coups de masse sur la roche tandis que d’autres battent les flancs de leurs mulets.

(1247) La soupe

Distribution des rations de nourriture aux soldats.

(1250) Les alpins à la musique

Des soldats se promènent tandis que joue une fanfare militaire.

(1251) L’alerte

“À la sonnerie du clairon, les soldats brusquement réveillés, sortent précipitamment d’une ferme où ils avaient passé la nuit, afin