Série: Le village Suisse de l'Exposition de Genève

Cette série de vues a été tournée à l’intérieur du village suisse de l’exposition nationale de Genève, inaugurée le 1er mai 1896. Les organisateurs avaient voulu donner au visiteur une vue en raccourci de ce qu’était la Suisse primitive. Comme toutes les grandes expositions, elle comprenait un Palais des Beaux-arts, une halle des Machines, un palais des sciences et des techniques et avait programmé un grand nombre d’attractions, dont certaines étaient consacrées à faire découvrir les peuples étrangers (cf. n° 1368 et 1369). À noter l’existence d’une vue non cataloguée représentant le water toboggan, autre attraction de cette exposition (cf. informations au n° 207).

« L’Exposition nationale suisse à Genève. — Nous sommes en pleines réjouissances publiques. Genève est aujourd’hui la Mekke du pèlerinage de toute la Suisse grâce à l’ouverture assez récente de l’Exposition nationale. […] Pénétrons donc dans le Village suisse, le clou — puisque clou est le mot consacré — de l’Exposition. Nous trouverons là les modèles caractéristiques de l’architecture populaire nationale : les “mazots” valaisans, les chalets des Grisons, avec leurs tavillons moussus, la laiterie fribourgeoise, la métairie de “chez nous”, la maison de campagne de Zürich et de Thurgovie, les gros chalets et les arcades des vieilles rues de Berne ou de Morat, la fameuse maison de Chalamala à Gruyère, le chalet de Treib que connaissent bien les touristes du Seelisberg, les fermes vaudoises, que sais-je encore ? des auberges avec leurs jeux de quilles, une poste, une église, des pâturages, une cascade qui déverse cinq millions de litres par jour. Bien plus, entrez dans cette grotte, dont le revêtement de rochers est faux comme les Démétrius, suivez un étroit boyau qui monte et vous vous trouverez soudain au sommet du Männlichen, dans l’Oberland bernois, au centre d’un panorama grandiose, fidèlement et magnifiquement brossé par les excellents peintres Burnand, Baud-Bovy et Furet… Nous pouvons nous en donner à pleines narines de humer la senteur des prés verts et les parfums des arbres en fleur. Nous pouvons voir aussi, à heure fixe, les danses villageoises, le jet de pierre, la lutte suisse, et écouter le joueur de trompe, les violons des ménétriers, les “toupins” des vaches, les clochettes des chèvres, le coup de clairon du coq, les coins-coins des canards qui vont cahin-caha … Rien n’est oublié ; tout est parfait, exact comme une mise en scène d’Antoine. » (La Revue encyclopédique, Paris, 1896, p. 396, 398).

(309) Cascade

Circulation des visiteurs de l’exposition et de personnes en costume traditionnel.

(310) Cortège arabe

“Ces quatre dernières vues [cf. n° 1368 à 1371] ont été prises à Genève, lors de l’exposition de 1896.”Un cortège

(311) Danse égyptienne

“Ces quatre dernières vues [cf. n° 1368 à 1371] ont été prises à Genève, lors de l’exposition de 1896.”Deux femmes

(312) Fête au village

“Ces quatre dernières vues [cf. n° 1368 à 1371] ont été prises à Genève, lors de l’exposition de 1896.”Une ronde

(313) Rentrée à l’étable

“Ces quatre dernières vues [cf. n° 1368 à 1371] ont été prises à Genève, lors de l’exposition de 1896.”Un troupeau