Série: Les fêtes de Paris en 1899

À la suite de la grande solennité sportive du Grand Prix, des fêtes de toute nature sont organisées à Paris entre le 12 et le 18 juin 1899. Créées au bénéfice des pauvres, ces fêtes ne relevaient d’aucune tradition particulière et n’ont d’ailleurs eu lieu que cette année-là. « Les Fêtes de Paris. — Le cortège historique. — Le comité de commerce, de l’industrie et de la presse a eu l’heureuse idée d’organiser, pendant tout la semaine qui vient de s’écouler, des fêtes somptueuses dont tout le profit doit revenir aux pauvres de Paris. La semaine s’est ouverte aux Tuileries par une promenade d’automobiles fleuries, accompagnée d’une bataille de fleurs. Une grande course de ballons, la “ Coupe des aéronautes ”, a terminé cette première journée. Le mardi avait lieu dans les jardin du Palais-Royal, un tournoi de la Cour des miracles, et un tréteau de Tabarin. Le mercredi 14 juin a été la journée des cuivres. L’aimable M. Parès, chef de musique de la garde républicaine, dirigeait au Palais-Royal tout un régiment de musiciens de toutes armes, génie, artillerie, hussards, infanterie, cuirassiers, au total six cents exécutants. De son bâton de fée, M. Parès a charmé tous ces militaires, et en a tiré des morceaux d’ensemble vraiment harmonieux. Le jeudi a été consacré à l’enfance. La ville de Paris avait lancé quatre mille invitations. Et, je vous jure que les parents et les enfants étaient nombreux qui sont montés sur les chevaux de bois, qui ont abattu des têtes à massacre, qui ont valsé, polké, masurké, quadrillé, le tout pour rien. Le vendredi, les amateurs de vélocipédie et de motocyclisme nous ont donné le plaisir d’une fête de nuit vraiment féerique, au bois de Boulogne. La fête a été des plus brillantes ; on peut dire que le Tout-Paris cycliste avait tenu à honneur de parer son vélo et de figurer au cortège. Enfin les deux derniers jours ont été consacrés à une grande cavalcade historique dont le sujet était : “ Étienne Marcel et les corporations parisiennes ”. […] Il est au moins juste de citer les noms des zélés organisateurs de cette grande fête de bienfaisance, ce sont MM. Bouvard, Édouard Detaille, Muzet, Maillard et le décorateur Jambon. Pendant deux jours, Étienne Marcel, vraiment superbe, a promené l’or de son manteau par les rues de la ville. Pendant deux jours, il a travaillé (encore, après tant de siècles) pour les pauvres. » (La Vie illustrée, Paris, 22 juin 1899, p. 211).

(1011) Le cortège

“Les six vues suivantes [cf. n° 634, 641, 642, 644 à 646] représentent des scènes prises à Paris lors d’une

(1012) Un tournoi

“Les six vues suivantes [cf. n° 634, 641, 642, 644 à 646] représentent des scènes prises à Paris lors d’une

(1014) Le char de la ville de Paris

“Les six vues suivantes [cf. n° 634, 641, 642, 644 à 646] représentent des scènes prises à Paris lors d’une

(1015) Le char du fleuve

“Les six vues suivantes [cf. n° 634, 641, 642, 644 à 646] représentent des scènes prises à Paris lors d’une

(1016) Le char de la musique

Défilé de personnes costumées puis du char de la musique.

(1033) Barre fixe

Exercices d’acrobatie sur des barres fixes.