Série: Alexandre Promio en Amérique

Bien que les premiers postes de projection Lumière s’installent aux États-Unis dès le mois de juin 1896, c’est Alexandre Promio qui réalise les premières vues américaines, dans le courant du mois de septembre : « Échos — Un Lyonnais actuellement en Amérique nous écrit de là-bas une lettre fort intéressante au sujet du cinématographe Lumière. Le merveilleux appareil de nos compatriotes obtient partout, à New York comme à Philadelphie, à Boston comme à Brooklyn, un succès triomphal. Les vues des scènes militaires françaises, notamment le défilé du régiment avec son drapeau, accompagné de sonneries martiales, sont saluées par les hurrahs des Américains. Ce résultat est d’autant plus significatif qu’Edison expose lui aussi un appareil analogue, mais qui n’atteint pas à la perfection obtenue par nos éminents compatriotes. Les journaux américains le constatent à l’envi en des articles des plus flatteurs. » (Le Progrès, Lyon, 4 septembre 1896).

« Alexandre Promio, représentant de la maison Lumière, se trouve maintenant dans notre pays ; il prend des vues de sujets américains afin de compléter la série des tableaux vivants. Plusieurs ont été pris à Brooklyn, et le photographe, qui a entendu parler de nos trolleybus, a bon espoir de montrer la mort d’un de nos compatriotes, avec le même naturel que leur vie, mais beaucoup plus de certitude. » (The Brooklyn Daily Eagle, New York, 6 septembre 1896).

« M. Alexandre Promio, artiste photographe, est reparti pour la France vendredi, après un long voyage à travers les États-Unis. Au cours de son séjour, M. Promio a pris des vues des endroits les plus intéressants de notre pays. Dès qu’elles seront développées en France, elles seront envoyées à tous les Cinématographes Lumière des grandes villes d’Europe et d’Amérique. Les Européens auront ainsi le plaisir de voir l’Amérique sous quelques-uns de ses aspects les plus intéressants. » (The Brooklyn Daily Eagle, New York, 27 septembre 1896).

« Des scènes absolument inédites seront représentées, citons particulièrement parmi ces nouvelles vues celles d’Amérique prises dans les quartiers les plus intéressants de New York, Chicago et Boston et donnant l’idée la plus parfaite du mouvement des piétons, des tramways de tous systèmes circulant au milieu de ces rues aux maisons monumentales dont plusieurs de seize étages et même plus contrastent singulièrement avec nos habitations européennes. » (Lyon républicain, Lyon, 3 janvier 1897).

(319) Broadway

Circulation de piétons, voitures et tramways sur l’avenue.

(320) Arrivée d’un train à Battery Place

Un train entre en gare ; des voyageurs montent en voiture puis le train repart aussitôt.

(321) Pont de Brooklyn

Des trains et une locomotive se croisent sur le pont.

(322) Métropolitain

Un train entre en gare ; sur le quai des voyageurs attendent.

(323) Broadway et Wall Street

Circulation des piétons, fiacres, charrettes et tramways au carrefour de deux avenues.

(324) Descente des voyageurs du pont de Brooklyn

Des piétons et véhicules en tous genres circulent sur la chaussée, tandis que des piétons traversent la passerelle et descendent

(325) Avenue et Union Square

Circulation de piétons, charrettes et tramways sur l’avenue.

(326) Broadway et Reade Street

Circulation de piétons, voitures, tramways et cyclistes sur la rue.

(327) Patineurs au Parc central

Trois jeunes garçons chaussés de patins à roulettes évoluent sur la piste.

(328) Broadway et Union Square

Circulation de piétons et de tramways au carrefour de deux avenues.