Défilé des chameaux avec les Bassours

Vue N° 1372

Présentation de dromadaires richement harnachés.

« M. Loubet n’en prit pas moins contact avec les populations indigènes. Avant d’aller visiter la Grande-Kabylie, il avait fait, le 21, une pointe à une centaine de kilomètres de Saïda, dans l’extrême-sud oranais, parmi les tribus nomades. […] Le camp du Kreider, dans le Sud-Oranais. — Le Kreider, choisi pour servir de cadre à la grande journée du voyage présidentiel, n’est qu’un point stratégique, marqué par un poste, dans une vaste plaine sablonneuse, stérile et d’ordinaire déserte. Les troupes de la division d’Oran (environ 7 500 hommes) et les huit ou dix mille indigènes, réunis pour la circonstance, peuplaient à peine cette solitude. […] La fête indigène organisée au camp du Kreider, en l’honneur du président de la République, comprenait, outre la fantasia et les danses de rigueur, un numéro plus inattendu : le simulacre de l’attaque d’une caravane, avec enlèvement d’une nouvelle mariée. La caravane était composée d’une vingtaine de très beaux chameaux portant des palanquins de soie, ou bassours, tout empanachés. » (L’Illustration, Paris, n° 3140, 2 mai 1903, p. 305-308).

« Le bassour est une véritable cage faite de plusieurs tiges de palmiers ingénieusement entrelacées et recouvertes d’éclatantes étoffes d’où tombent des centaines de pompons aux laines multicolores. C’est là-dedans que l’Arabe en voyage cache ses femmes et ses richesses, enfouit pêle-mêle ses enfants et ses tapis, ses vivres, ses ustensiles de route ou de cuisine. C’est tout à la fois son coffre-fort et son gynécée, son garde-manger, et sa nursery. » (Le Panorama, Paris, L. Baschet / L. Henry May, s.d. [1895-1900]).

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